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mercredi 19 décembre 2007

The Cow Parade in Istanbul

Tout commence en 1998 à Zurich, la ville devient le théâtre d'une exposition dont l'objectif est de promouvoir l'Art et le Commerce dans la ville.
Les organisateurs proposent une vache à designer et les villes accueillantes un musée en plein air. Pour les designer-artistes, la discipline impose des contraintes matérielles comme la matière, l'exposition en plein-air, la posture de la bête, pour les sponsors, c'est l'occasion de faire un peu de pub ou si nos finances le permettent d'acquérir l'œuvre, et pour les visiteurs de chercher la vache rigolote dans chaque coin de la ville et de découvrir un art et une ville.
http://www.cowparade.com/

La Cow-Parade a eu lieu au quatre coins du monde, j'ai eu l'occasion d'aller á sa recherche dans la plus belle ville du monde : Istanbul, et quelques mois après la Cow était à Marseille et cette fois l'argent récolté était reversé à une asso qui intervient dans les hôpitaux auprès d'enfants en difficulté. (http://www.pourlefildariane.com/)

Taksim


Ortaköy

Sultanahmet


Le plus grand Centre Commercial d'Europe

(on s'croirait á Dubaï !)

mardi 4 décembre 2007

The Kingdown of Cats

Jamais je n'aurais vu autant de chats dans les rues et dans les maisons qu'en Turquie. Le chat y est roi et chacun est attentif à son bien-être. On leur offre les restes, on partage son Simit, on leur achète des croquettes, et ces gentilles bêtes prennent de fâcheuses habitudes : attention à votre sandwich ou à votre assiette à la terrasse d'un restaurant, la bête est lá et guette ce qui lui est dû !

Le chat, cet animal ambivalent, est tantôt considéré comme l'artisan des dieux et parfois comme l'instrument des démons. A Istanbul, on vous répondra que du temps du Sultanat il y eut une invasion de rongeurs dans les villes et le chat a été utilisé pour ses qualités de chasseurs. Dans chaque maison il y avait au moins un félin, et les soins prodigués à ces gentils protecteurs ont fait accroitre leur population. Aujourd'hui, nous dit-on, les chats sont toujours remerciés pour leurs grands services rendus lors de l'ére Ottomane, permettant ainsi aux êtres humains de protéger leurs récoltes. Le chat est partout, à chaque coin de rue, à la fenêtre de chaque hôtel à l'heure du petit déjeuner, dans les appartements ...

Les 5 chats de Mavi Kalem

Derriére Grand Bazar


Devant les musées archéologiques


Du côté d'Aksaray


Gamze et Dochka,
le chat de la maison qui m'a tenu compagnie durant 10 jours)

Si j'étais chat, je demanderais l'asile en Turquie ! Hein Moune !!!!!!!!!

Les hôtes du Bosphore ...

vendredi 23 novembre 2007

Les hôtes du Bosphore ...

Aujourd'hui ce sera celui lá. Les fameuses gargotes oú l'on peut déguster un sandwich de poisson. Attention aux arrêtes, certains ne prennent pas la peine de les ôter. Bien souvent il faut faire très attention ou se restaurer dans une gargote conseillée par un turc car le poisson n'est pas toujours très frais. Et quand c'est pas frais, c'est une nuit et une journée foutue !
Le problème, en Turquie, est que , tout comme les fruits et les légumes et comme dans d'autres pays, le poisson péché dans leurs eaux est destiné à l'exportation, du coup il importe du poisson pour satisfaire leurs propres besoins. Tout de suite ça rend les choses moins fraiches. Et ça me donne envie de dire "Vive la Mondialisation !".


jeudi 22 novembre 2007

Les hôtes du Bosphore ...

lundi 19 novembre 2007

L'Iftar


Entre chien et loup, à l'heure de l'Iftar, les mosquées appellent les fidèles à rompre le jeun.



Beaucoup de musulmans célébrent le Ramazan á Istanbul. J'ai pu voir tous ces gens dans le jardin entre l'Aya Sofia et la Mosquée Bleue á attendre l'Iftar, le repas prêt.
Pour un non-musuman cela donne l'impression de voir ces personnes l'estomac vide attendant le signal, le top départ pour satisfaire ce besoin si vital. La fourchette dans les starting-bloc, l'Imam invite á la derniére priére du jeun et c'est parti : une chorba (soupe chaude pour ne pas choquer l'estomac avec quelque chose de trop dur á digérer) et une fois l'organe préparé, le repas peu commencer. Je m'imaginais quelque chose de plus spirituel autour de ce moment...


L'ancien hypodrome non loin de la Mosquée Bleue se retrouve submergé de gens, de stands oú l'on peut manger et boire du thé, oú l'on peut acheter tout un tas de gadgets, des bijoux, des foulards ...


Tous ces gens se retrouvent pour fêter le Ramadan autour de festivités organisées par les Mairies.



Pendant le mois de Ramazan, c'est la cohue!

samedi 17 novembre 2007

Les hôtes du Bosphore ...

Yerebatan Sarayi (le palais englouti)

Cette citerne Bysantine en pleine cœur de Sultanahmet. Elle fut construite par Constantin de 306 à 337 puis agrandi par Justin et quelques 7000 esclaves de 527 á 565. Elle alimentait le palais de l'Empereur puis celui du Sultan et irriguait les jardins d'Istanbul. En fait elle fait partie d'un vaste système de plus de 60 réservoirs qui sillonne toute la ville.
Cette citerne est longue de 140m et large de 70m, haute de 8m, d'une capacité de 80 000m3, et soutenue par 336 colonnes rapportées de différents temples.

La visite consiste à déambuler dans ce palais mystérieux.

Larmes ou arbre ???
Cette seule colonne sertie de nodules est celle des voeux. On plaque sa main, on introduit son pouce dans le trou, en tournant on fait son voeux et si le pouce ressort humide, alors le voeux se réalisera.

A la fin de cette visite magique, on tombe nez á nez avec ces 2 méduses originaires de Didymes. Dans l'Antiquité, ces sculptures servaient á détourner les influences maléfiques.

mardi 13 novembre 2007

Turkish breakfast

Le meilleur petit déjeuné de toute la Turquie, je l'ai mangé avec Moune l'an dernier en allant en Cappadoce. Hummm, un vrai délice.

Alors pour la bonne adresse, rendez vous à l'Anatolia Pension à Göreme. Et en plus vous pourrez dormir dans une chambre troglodyte sertie de draps Love !

lundi 12 novembre 2007

Eminönü

Juste avant l'heure de l'Iftar (la rupture du jeun), les commerçants s'activent á installer leur Bazar nocturne. Sur ces Bazars vous trouverez de tout à pas cher, et si vous ne parlez pas turcs, attendez vous à payer le tarif-touriste (qui reste pas bien cher) ...

Un soir après une journée passée à Mavi Kalem, je passe sur la place d'Eminönü qui est la grande gare des bus, des tramways et des ferrys. Tous se croisent. En traversant la place, navigant entre les commerçants qui viennent de s'installer ou s'installent encore, j'entends "One million lyra ! One million lyra !" hurlé par un vendeur de jean Levis. En entendant qu'un Levis coute 7 euros 20, je me dis "Je m'arrête, je choisis et j'achète". J'étais décidé à acheter de la contre-façon, tellement cela valait le coup (au pire de se faire confisquer la pièce à la douane et de faire pipi dans sa culotte !). Ayant trouvé le jean qui me convenait, je redemande au vendeur in english "How much is ?" et il me répond "fifteen !". Alors je le regarde en souriant avec des yeux complices et je lui réponds en rigolant "One lyra is fifteen ???!!!". On éclate de rire et je lui tends mon billet de 10 lyra. On se salut comme il se doit et je repars avec le jean choisi.
Le type a vraiment été trop étonné de constaté que je comprenais un tantinet soit peu sa langue. Et moi, j'étais trop fière de ma blague et de ma maitrise des rudiments turcs ! Sur les marchés, je devenais inarnacables !

vendredi 9 novembre 2007

Les hôtes du Bosphore ...

Un des moyens de transport le plus populaire pour les stambouliotes.
Grâce aux ferry, ils vont et viennent d'un bout à l'autre d'Istanbul. Et les touristes ont la sensation de faire pleins de mini-croisières...

Un vrai plaisir de s'assoupir pendant le chemin retour, une fois l'éblouissement passé ...

jeudi 8 novembre 2007

Premiére soirée á Istanbul

Un bon en arrière et nous sommes le dimanche 9 septembre. J'avais passé une journée à me perdre dans Istanbul à la recherche de Mavi Kalem. En rentrant à la pension, Léa et Anouk (2 parisiennes) et Walter (1 allemand) venaient de prendre possession de notre chambre. Ils resteront 3 jours en ma compagnie.

Léa, Anouk et moi avons retrouvé Walter á la gare de Sirkesi oú se donnait un spectacle de derviches tourneurs. Hallucinant ! Ces hommes, Sufi, entrent en transe en tournant, tournant, tournant, une main vers la terre et l'autre vers le ciel et Dieu. Leur transe est rythmée par un orchestre et des chanteurs. Absolument magnifique !


Après ce moment spirituel, il fallait revenir expressessement à la réalité. Nous nous sommes dégotés une petite terrasse en haut d'un immeuble oú nous avons mangé et bu du raki. Nous avons aussi rencontré une russe qui voulait nous placer dans des bars à hôtesses.


Puis, rakisés nous sommes rentrés dans nos appartements ! Le chemin fut dur et drôle, et le réveil ...


Une soirée mémorable.

mardi 6 novembre 2007

Les hôtes du Bosphore ...

1ére d'une longue série ...


J'ai pris un malin plaisir à photographier tout ce qui se balade sur ou dans le Bosphore.

samedi 3 novembre 2007

Kumpir ou le sandwich á la turque

Samedi 22 Septembre, j'étais avec Soléne, une touriste française, á Tophane, un quartier d'Istanbul. Avant d'aller voir une expo de la bienal, nous sommes allées manger une Kumpir ...


Aprés avoir choisi de quoi nous garnirons notre grosse patate, nous nous sommes assises confortablement á la terrasse d'un café, nous avons commandé "bir çaï" et "bir café turc" (un thé et un café turc) et nous avons dégusté notre fameuse kumpir avec un invité roi à Istanbul : le chat.




Après avoir était cuite au feu de bois, voici comment ça a été préparé :



Le départ était proche, dans 4 jours je serais de retour en France et je commençais à baragouiner le turc et à comprendre les turcs dans un contexte précis : celui du Yemek (manger) ... Un moment vraiment génial oú on est heureux de pouvoir lancer quelques mots, quelques compliments que les gens qui vous entourent, peuvent comprendre sans ambigüité !
Le ventre bien rempli nous étions prétes pour l'expo.

mercredi 31 octobre 2007

Aya Sofia


La Basilique Sainte-Sophie vue du Bosphore,
c'était le début de mon voyage...

mardi 30 octobre 2007

Mavi Kalem

Lors de mon voyage à Istanbul, le mois dernier, j'ai rendu visite à une association humanitaire : Mavi Kalem.
Cette asso a pour vocation de venir en aide aux familles victimes des tremblements de terre et qui ont migré dans le quartier de Fener á Istanbul (vers Yeni Cami).

C'est un quartier très pittoresque d'Istanbul oú les religions se côtoient : juifs, orthodoxes et musulmans. Il en reste de magnifiques monuments de culte. Maintenant que les grecs et juifs ne sont plus présents, ce quartier abritent des familles d'Analtolie.
Ce quartier est fait de ruelles et de pentes qui tombent dans le Bosphore. Les voitures y sont très rares, les enfants jouent dans les rues et les adultes discutent au pied de leur vielle maison. La curiosité de ce quartier, pour moi, autre que son intérêt culturel, est que se côtoit des familles très, très pauvres et des gens très aisés qui restaurent tout ce beau patrimoine, parfois au prix d'expulsion.



Mavi Kalem travaille pour ces 3000 familles très démunies dont l'éducation et le niveau de vie sont des plus bas et dans lesquelles la tradition et la religion ont des places dominantes. La plupart des femmes sont mariées à 19 ans, chaque famille compte au moins 4 enfants, les enfants travaillent après l'école pour soutenir la famille, leurs conditions de vie ne sont pas des plus hygiéniques, le taux d'illettrisme est énorme, ...

Afin d'enrayer ce phénomène Mavi Kalem propose plusieurs activités pour les enfants : des loisirs afin de leur redonner une place d'enfants, du soutien scolaire et des cours d'informatique afin de favoriser l'ouverture et les échanges.
Pour les femmes, les actions se situent autour de l'éducation à la santé, du loisir créatif permettant de vendre les créations, la sensibilisation aux violences conjugales et domestiques.
Pour mettre en place tout ces projets Mavi Kalem dispose d'un seul poste financé, celui de Gamzé, de 25 bénévoles, de volontaires internationaux et d'étudiants des Université d'Istanbul. Pour le financement, Mavi Kalem se décarcasse pour trouver un peu d'argent auprès des ambassades.

Aprés une tentative ratée, j'ai enfin trouvé le siège de Mavi Kalem et rencontré Gamzé. Pour ne pas me perdre une seconde fois, je me suis dit que j'allais prendre un taxi et noter l'adresse sur un carnet pour demander mon chemin, et heureusement ! Le taxi très heureux de se faire une course à 15 YTL, m'a dépoté à Babeuloued dans une grande rue pleine de voitures, de gens et de magasins. Voilà, j'étais déjà perdue. J'ai rencontré une femme avec sa petite fille qui me disait connaitre l'endroit oú j'allais, et grâce à notre anglais très rudimentaire, elle me prenna par la main et m'emmena jusqu'à l'arrêt de bus. Lá, nous attendîmes le bus puis elle expliqua au chauffeur oú j'allais. Le trajet s'est fait dans un bus chargé à bloc, puis le chauffeur m'indiqua mon arrêt. Je descendis, les gens du bus après m'avoir montré du doigt la rue que je devais descendre, m'ont tous salué de la main ! Je marchais dans cette rue qui ne finissait pas de descendre vers le Bosphore et de temps à autre je m'arrêtais et demandais mon chemin avec mon petit calepin et mes 3 mots turcophones. Et après une bonne demi-heure de marche je trouvais, enfin, la porte de Mavi Kalem, oú je faisais la connaissance de Gamzé et des 5 chats de la maisons.



Durant ma visite, j'ai aidé Mavi Kalem a organisé leur dernier Bazard oú nous avons vendu dans la rue des fringues très peu chères, encore une occasion d'enrichir mon turc. La recette de cette journée va servir à financer des animations. Et puis les enfants ont été maquillés et ont appris quelques mots de français. Dans la semaine qui a suivis, des mamans accompagnées de leur enfants passaient à l'asso afin d'y trouver des vêtements pour la rentrée scolaire correspondant à l'uniforme autorisé dans les écoles. Les cours d'internet avaient repris, j'ai pu servir de modèle afin que les novices apprennent à maitriser une sourie grâce au logiciel de dessin Paint... Puis j'ai fait de la traduction, notamment du site de Mavi Kalem en lien ici, et d'autres documents.



Mavi Kalem avec très peu de moyens tente de faire évoluer les mentalités. Les bénévoles et Gamzé se donnent énormément. Bien souvent, ces bénévoles travaillent par ailleurs et profitent de leur jour de congé pour donner du temps aux enfants.
Mavi Kalem bénéficie de forces incroyables mais les moyens matériels manques. Non seulement pour financer des projets mais aussi pour aider les familles dans la prise en charge des tous petits. Car si Mavi Kalem ne manque pas de don pour les adultes, les plus petits manques de tout. Je profite de ce blogg pour lancer un appel aux dons, si vous avez des vêtements de bébé et de jeunes enfants, surtout des vêtements chauds (l'hiver est froid et neigeux à Istanbul) ou des sous-vêtements pour les bébés, pensez Mavi Kalem. On peut aussi donner directement de l'argent à Mavi Kalem (leurs coordonnées sont sur leur site) ou soutenir l'asso La Plume Bleue qui est le partenaire français de Mavi Kalem.