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jeudi 13 décembre 2007

De l'autre côté

Un film réalisé par Fatih Akin, un turc d'Allemagne. On voyage grâce à l'histoire commune de deux familles entre l'Allemagne et la Turquie. Au commencement, ce film est juste une histoire entre un père et un fils, et une mère et sa fille. Bien sûr chacun a une histoire singulière et un engagement singulier qui les amèneront à voler entre l'Allemagne et la Turquie.
Ces chassés croisés entre les personnages naviguant entre ces deux pays, et, la mort de l'un d'eux de chaque côté sont remplis d'émotions et de symboles. Ce film a reçu le prix du meilleur scénario au dernier festival de Cannes.
Mais pour ma part, le film m'a beaucoup plus car il a fait ressurgir beaucoup de nostalie. Revoir Istanbul, entendre le turc, tenter de repérer les quartiers autour du Bosphore, entendre la musique et le fameux "Tamam" á tout bout d'phrase, quel bonheur ...

mercredi 5 décembre 2007

We feed the world

Pour ce qui n'aurait pas vu ce film documentaire á sa sortir, il est reprojeté au Studio á Tours, le jeudi 20 décembre á 20h, juste avant les Fêtes, histoire de bien nous faire culpabilisé.
C'est un documentaire sur le marché de la faim dans le monde : richesse / pauvreté, agriculture nouvelle / famine, industrialisation / bouffe infecte ... Trés intéressant, après, ça vous ne mangerez plus à la cantine et vous n'irez plus chez Auchan par hasard !

lundi 19 novembre 2007

Les promesses de l'ombre

Comme á chaque pause-ciné, je viens vous faire part de ce que j'ai aimé ...
Et cet aprem j'ai vu le dernier né de Cronenberg : Les promesses de l'ombre, une histoire de gangster dans le milieu de la mafia russe de Londres.

Au commencement, c'est l'histoire d'Anna, bouleversée par la mort d'une jeune fille qu'elle aidait à accoucher. Et en tentant de retrouver la famille du nouveau-né en s'aidant du journal intime de la disparue, écrit en russe, elle découvre une toute autre famille...



Le jeu d'acteur est excellent, on y retrouve le beau Viggo, acteur fétiche de Cronenberg, et Vincent Cassel qui excelle aussi bien in English qu'in Russian.

Âmes sensibles s'abstenir : quand ils tuent, les russes ne sont pas tendres, et, Cronenberg ne prend aucune pincette pour filmer, c'est du brut !



samedi 10 novembre 2007

Le premier cri

Un film très très beau, tant plastiquement qu'émotionnellement. De plus, il est très intéressant de voir toutes ces différences culturelles autour d'un même évènement. Non seulement ce film retrace ce moment important de la vie mais, en filigrane, il aborde tout un contexte social, la place de l'enfant dans une société, la place de la femme et des filles ...
Et si pour donner la vie chaque peuple le fait à sa manière, tous s'accordent á dire que l'éclipse du soleil a une grande influence sur la naissance...

dimanche 4 novembre 2007

This is England


Ça se passe en 1983. C'est l'histoire de Shaun, un gosse de 13 ans, solitaire, dont le père est mort à la guerre. Il vit avec sa mére dans le nord de l'Angleterre, en banlieue. Ils n'ont pas beaucoup d'argent. Shaun est victime des moqueries des plus stupides (qui rient de son look démodé), ...
Un jour de frustration trop intense (impossible d'acheter une super BD, moquerie sur son pantalon patte-d'ef, bagarre à l'école après insulte paternelle), Shaun rencontre sur le chemin un groupe de Skinheads. Ce groupe de jeune le prendra sous son aile et Shaun découvrira la fête, les copains, l'amour ... Mais, arrive Combo, un des membres du groupe, il vient de passé 3 ans en taule et a pu y développer sa haine raciale ...



C'est un film très réaliste, malheureusement. Le début en est même comique mais très vite on déchante. Car si cette jeunesse peut être drôle au second degrés, puisqu'on la sent bien paumée, elle grandit et un point de non-retour est atteint, plus rien ne peut changer, le manque de repères a laissé place à la violence, la bêtise et aux réponses toutes faites.
La bande son est énorme, on y retrouve bien les racines du mouvement skinhead à son origine.



Pour la p'tite histoire :
Au commencement, début des années 60 en Angleterre, le mouvement skinhead évolue en réaction aux mouvement hippie et psychédélique. Ces anti-conformistes étaient issus des classes ouvrières et l'affichaient clairement. Contrairement á l'imaginaire collectif, les skinheads étaient des blancs et des noirs antillais (Jamaïque et Ste Lucie). Ils partageaient le goût pour la musique noire américaine (soul, rythm'n'blues) et jamaïcaine (ska et reggae). Pour se différencier des hippies, ils ont adopté un look bien à eux, en commençant par les cheveux. Donc, rien à voir avec des gros méchants.
Début des années 70, le mouvement s'essouffle. Les blancs deviennent des glam-rockeurs et les noirs des rastafaris. La rupture n'était que les prémisses d'un courant plus radical. Bien sur les puristes skinheads anti-violents et anti-racistes, se sont retrouvés dans d'autres courants à la mode, cheveux plus longs, punk-rock, glam-rock et autres truc-rock.
À la fin des années 1970 l'extréme droite britannique (British National Party et National Front) s'implante parmi les jeunes punks et skinheads blancs issus généralement des classes sociales les plus défavorisées et en situation de marginalisation. Une politique qui saura trouvé des responsable aux malheurs des britano-britanique : l'immigration indo-pakistanaise.
Du coup certains skinheads se sont rapprocher des fachos pour prendre le contrepied des punks de la période 1979-1982 : rejet de la saleté, du look "destroy" mal rasé, de la clochardisation, de l'anarchisme braillard, des drogues .. respect des valeurs familiales, du travail, de la patrie, allure physique et vestimentaire saine et propre...
Et bien sur ce sont de ces derniers dont on se souvient !

lundi 29 octobre 2007

Bosta


Ça se passe au Liban avant les évènements de cet été (le film est sorti en Janvier 2007). C'est l'histoire de 7 vieux potes qui se retrouvent après 15 ans de guerre autour d'une passion commune : la danse. A travers ce prétexte, la refonte de la danse traditionnelle libanaise, le dabké, le réalisateur nous amène à réfléchir à la reconstruction d'un peuple et d'individus après des années de guerre.
Alors certains trouverons ça kitch, à cause de ses allures de Bollywood (musique, danses, couleurs), d'autres trouverons ça naïfs, à cause d'une vue qui peut sembler simpliste d'un avenir heureux après tant de traumatismes.
Les libanais l'ont adorés, tout comme moi, car on y montre un Liban qui vit, un Liban oú chacun peut se reconnaître à travers ces 7 personnages, un Liban joyeux loin de tous les drames des 15 dernières années ... Et le Dabké!
En plus on y voyage car le groupe part sur des festivals à travers le Liban, les paysages sont magnifiques. D'ailleurs à ce propos, ces 7 copains voyages dans un vieux bus qui a sommeillé durant toute la guerre dans un vieux garage. Et si le réalisateur choisit ce mode de locomotion ce n'est pas par hasard. La guerre avait été déclenchée après un attentat contre un bus d'écoliers faisant une trentaine de morts mais le bus, pour les libanais, c'est aussi le bus des colonies de vacances, les voyage se font en bus au Liban !